Super entrepreneure pour super nanny

Stéphanie BENOUARI

 

Déterminée, persévérante, le regard clair et droit, Stéphanie Benouari a la fibre et les ambitions de l’entrepreneuse qu’elle est devenue. Après huit ans d’expérience en finance, elle a fondé My Sweet Days en 2012 – agence de placement de super nannies – et a même ouvert les portes d’une école de formation en puériculture la Swiss Nanny’s School, certifiée eduQua, depuis janvier de cette année.

Ancrée au sol par ses racines mauritiennes, elle allie pragmatisme et profondeur. C’est en s’intéressant aux sociétés de ses anciens clients, qu’elle décide de créer la sienne : « J’ai toujours voulu comprendre quels étaient leurs parcours, leurs histoires et à force, j’ai eu envie de créer ma propre société ». Profondément humaniste, elle porte des valeurs fortes, celles de la sphère familiale qu’elle défend et dans laquelle elle se permet de s’immiscer, pour proposer les services de « super nanny » à des familles genevoises.

L’offre des places en crèche est insuffisante et inappropriée pour pouvoir répondre aux familles qui souhaitent employer une personne de confiance, à temps plein, suffisamment flexible et disponible pour suivre la famille en déplacements, voire certains week-ends. Le coût d’une nanny pour un employeur est élevé et dépend de l’économie locale, qui « se doit » d’être stable, prospère et suffisamment attrayante, pour attirer des nannies qualifiées venant de l’Union Européenne, pour un salaire allant jusqu’à 4 fois celui de leur pays ! Le besoin des familles est réel ; les exigences aussi.

Malgré une vision transfrontalière prégnante, Stéphanie Benouari se voit contrainte d’élargir son recrutement à un cadre plus vaste que le bassin transfrontalier.

Son expertise en recrutement et placement est telle qu’elle rencontre personnellement chacune des nannies et des familles, que ce soit des princesses ou des familles d’expatriés installées à Genève.

Le « matching » se doit d’être complet, tant par les compétences, le savoir-faire, que par des valeurs communes, le savoir-être. Chaque engagement l’engage à tel point qu’elle le vit avec le cœur. Exigence émotionnelle qui l’a poussée à mettre en place une interface de « matching » sur son site web, afin que les outils technologiques soient le meilleur allié de l’humain.

         Derrière l’école, la Swiss Nanny’s School, il y a aussi une fierté : revenir à l’objectif initial de l’agence. Oeuvrer pour l’employabilité des femmes et contribuer à la réinsertion professionnelle. Du social loin du business de la finance.